‘POUR RIEN AU MONDE JE N’AI ENVIE DE TE PERDRE’ ¤ Présentation du récit “A coeur ouvert”, des 23 morceaux (vidéoclips) ainsi que des poèmes, constituant ce projet..


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INTRO

Très tôt dans mon enfance, j’ai enregistré et photographié mes proches pour les inclure dans des créations souvent conceptuelles. J’ai un rapport à l’intime assez proche d’une artiste comme Sophie Calle.

Cette fois-ci j’ai voulu relater la sidération -la détresse- d’un amour violemment entravé: les parents de ma compagne ont en effet brutalement découvert que le garçon pour lequel elle bravait chaque week-end le confinement de Novembre avait le mauvais goût d’être de leur génération. Qui plus est, arborait avec outrecuidance sur son site des photographies de leur fille en tenue légère.. Bien que la demoiselle, majeure et salariée, ait eu le loisir d’exprimer que j’avais cette particularité de la rendre très heureuse et de lui donner envie d’aller de l’avant, j’ai été malgré tout sommé par la mère de ne plus la contacter, cela après que le père m’ait menacé de me tabasser.. Dès lors, toutes mes démarches pour joindre ma chérie se trouvèrent irrémédiablement court-circuitées. Sidéré, je pris bientôt conscience que je n’aurai plus de nouvelle de cette jeune femme à qui je vouais un amour inconditionnel et avec qui j’avais savouré d’ineffables instants de pure bonheur.. Une vive détresse s’empara de moi. Afin de ne pas sombrer totalement dans ce silence assourdissant, je me raccrochai dès lors à la perspective de faire vibrer une ultime fois cette histoire par le prisme de poèmes & musiques, saupoudrés de réminiscences Whatsappiennes. Cela s’imposa d’emblée pour “architecturer” mes questionnements ainsi que ma survie..

J’ai décidé d’écrire une vingtaine de poèmes au moment où mon émotion était la plus vive, puis de goupiller en cinq jours un bricolage visuel (qui transcende le propos) et sonore (à savoir d’anciennes chutes de studio non exploitées conjuguées à des compositions à base de ‘samplings’), afin de rester dans une sorte de climax sentimental. Je précise que toutes les voix sont issues de dictaphones sans le filtre d’un ‘déesseur’. Donc cela manque un tantinet de matière et pique un peu les oreilles; néanmoins cette approche en ping pongs vocaux depuis le paradis/ depuis l’enfer) fait partie du concept: les morceaux incorporent ainsi de brèves interventions de mon amoureuse évaporée, récupérées depuis mon WhatsApp. Comme toutes les jeunes femmes ayant connu une puberté très précoce, son timbre de voix est paradoxalement très juvénile (c’est d’ailleurs un état de fait souvent évoqué dans les studios de doublage); les accents enfantins -déroutants- de cette voix, m’avaient amené à réclamer à la belle une photo de sa carte d’identité avant de découvrir enfin de visu la profondeur inouïe de son regard revolver..
Ici, la spontanéité de la demoiselle fait, à mon sens, judicieusement contraste avec la tonalité nostalgique -dramatique- des textes.. Ce projet, dans sa facture, n’est pas sans rappeler “Melody Nelson” de Gainsbourg.

Je n’ai finalement finalisé que la première moitié de mes poèmes, car la seconde était tournée vers un inévitable ressentiment (ma promise n’ayant entravé ni les menaces de ses parents, ni le “ghosting” décrété à mon encontre, il m’était bien difficile de ne pas assimiler cela à une lâche trahison de sa part). J’ai néanmoins considéré mon exacerbation sentimentale plus intéressante à explorer, bien qu’un peu atterrante aux entournures: on a inévitablement l’air un peu pathétique lorsqu’on devient fébrile mais j’ai néanmoins choisi délibérément de m’aventurer sur ce terrain escarpé..

Mon projet est à la fois un récit, un hommage, un geste de révolte et de sublimation face à une laideur soudainement imposée; un droit de réponse. C’est aussi un réflexe de survie: cristalliser une souffrance permet de la transcender en partie. Le projet a été agrémenté d’un grand nombre d’inédits réalisés entre Janvier et Mars 2021, avant le Printemps.
La lutte entre mon Eros & mon Thanatos a également engendré trois textes érotiques assez épicés ! Vous êtes prévenus: largeur d’esprit indispensable !



Dès lors 

PLUSIEURS OPTIONS:

I. ECOUTER L’INTEGRALITE DU DISQUE.

II. ECOUTER LA VERSION CHASTE
(SANS LES TITRES EROTIQUES).

III. ECOUTER LES TITRES AU CHOIX 
ACCOMPAGNES DES POEMES.
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I

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II.
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.III.

UNE SIESTE AU PARADIS (18/12/2020)


Je te regarde somnoler

sous ma guirlande colorée;

une’ musique ‘jazzy nous berce

en sourdine

Constellé de grains de beauté,

ton dos est chaud comme un été;

cette plénitude me bouleverse,

ma divine !


Une quiétude bienheureuse

envahit mon âme comblée;

en moi l’instant se cristallise

pour toujours

Sous mes draps, ma fleur radieuse

m’envahit de parfums tressés;

de son grand sourire elle aiguise

mon amour


Dans une heure tu seras rentrée

j’ai besoin de te contempler

pour que tes grands yeux se déversent

dans mon coeur

Embrasse-moi ma bien aimée

jusqu’à ce que j’en sois grisé

nous roulerons sous une averse

tout à l’heure


Je te regarde repartir

dans les néons d’un train de nuit

et moi je regagne l’automne

de ma vie

~

Chaque Samedi vois revenir

ma petite’ bouille de paradis

sa joie d’emblée se capitonne

sur mon lit


Je suis heureux de l’embrasser

encore, toujours, éperdument;

le silence qui maquille ses yeux

me renverse

Elle est bien jeune et moi trop fait

pourtant je vibre infiniment

lorsque ses rayons lumineux

me traversent.

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FAIS-MOI CE QUE TU VEUX  (Sonnet – 20/12/2020)


”Qu’est-ce qui t’excite au lit ? Fais-moi ce que tu veux !”

Quand tu m’as dit ces mots, j’en suis resté sans voix.

Allongée, alanguie, tu me cherchais des yeux

et moi soudain penaud, j’ai gardé tout pour moi..


Dès le premier instant, où ton corps dénudé

s’est révélé à moi, il me fut familier;

j’adorais butiner ton bourgeon de Venus,

tes doigts cherchaient les miens pour sonner l’Angelus


Je voulais savourer d’explorer tout ton fort

Je laissais mijoter, mes rites et tes trésors

pour ancrer plus encore, l’âme de notre histoire


J’aimais quand tu fermais les yeux pour m’enrober

je voulais effacer tous ceux qui t’ont souillé

en irrigant ton corps, jusqu’à t’en émouvoir.

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FLANER AVEC TOI (31/10/2020)


J’aimerais habiter dans tes bras,

flâner dans tes sourires, me baigner dans tes yeux;

pique-niquer sur tes seins.

J’aimerais boire beaucoup et danser avec toi

dans un tourbillon d’ivresses enjouées;

j’aimerais entrer dans des boutiques fantaisistes

et t’entrainer dans d’autres,

traverser des ponts charmants tamisés

pas des lueurs roses et jaunes,

contempler des édifices et sentir ta douceur

se mélanger à celle de la brise.

J’aimerais chanter avec toi des bêtises,

t’acheter une peluche adorable,

entrer dans un restaurant mignon

gorgé de senteurs délicieuses.

J’aimerais sans la moindre raison

courir dans la rue avec toi

et rire comme on dévale un escalier;

J’aimerais te voir heureuse,

car quand tu es heureuse,

je suis heureux aussi.

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ARC-EN-CIEL EN MONOCHROME (30/11/2020)


Si j’avais su Mélia

qu’on t’enlèverait à moi

Je t’aurais embrassé

jusqu’à me recouvrir

des scintillements de ton âme


Si j’avais su cela

je t’aurais dessiné de paisibles rivières

aux creux de tes poignets.


Non Mélia je ne t’oublierai pas

ton sourire allumait des feux

tel un chapelet de luminaires

dans mon cœur esseulé


J’aurais voulu marcher

dans ce si joli parc

à tes côtés,

faire une dernière balade

discrètement sous le regard

des arbres silencieux.


J’aurais voulu te caresser

plus encore que le vent

et te dire les mots les plus doux

et les plus bouleversants,

en contemplant tes yeux.

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DELAVES (23/12/2020)


Je ne sais pas

si je pourrai te faire face à nouveau

si tu n’as plus cet élan pour moi

cette gourmandise

d’étreintes et de baisers

sans fin


Je ne sais pas si je pourrai survivre

à la monochromie

toi qui savait si bien recolorer ma vie.  

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CREPUSCULE D’UN SOUVENIR (23/12/2020)


Te souviens-tu Mélia de cette balade crépusculaire,

la dernière que nous fîmes,

à Varennes-Jarcy ?


Le ciel était lugubre, lourd et oppressant

et nous marchions, errant

telles des âmes en peine..

C’était nos dernières heures ensemble

avant que je te perde

et que l’hiver blafard

se referme sur moi


Te souviens-tu de cet instant

où tous les luminaires se sont éteints;

du début de la fin;

de tout ce bonheur

soudain dégorgé ?


Je n’ai pas mesuré

l’étendu de la peine

que j’aurais à porter


Tu épousais la forme de mon âme

mieux qu’aucune autre femme

et celle de mon salon

honoré de ton charme.


Te souviens-tu chère âme

lorsque je surgissais dans les commodités

pour dérouler soudain

une danse endiablée ?


On riait tant et tant..


Dans cette valse, ton père est entré brutalement

et plus personne n’a dansé depuis


Les semaines ont passé

sans plus entendre ta voix;

j’étais pétrifié par le silence..


Désormais j’ai peur de t’entendre à nouveau

et de lire tes mots..


Je redoute que mon cœur

explose en mille éclats de tristesse.


Je formule le souhait

que nous renaissions de nos cendres

Souvenons-nous de tous ces instants suspendus

où la moindre banalité partagée

devenait un merveilleux moment de vie.


Souviens-toi, s’il te plait..


J’ai peur de te croiser un beau jour dans Paris

au bras d’un nouveau destin;

que nos regards se heurtent

et que je m’évanouisse soudain

dans un vertige de détresse.

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CHAQUE WEEK-END TU SURGISSAIS (22/12/2020)


Chaque week-end tu surgissais

avec ta belle petite gueule et tes tenue chiadées.


C’était le confinement en France ainsi qu’à l’Etranger.


Le cœur enjoué, tu quittais Saint-Germain-des-Près pour me rejoindre.


Je me souviens de cette journée ensoleillée où tu entras dans ma voiture,

avec ce sourire mutin qui n’appartient qu’à toi..


A cet instant se répandit en silence un délicieux parfum d’évidence.

Une merveilleuse connivence.


Chaque week-end ton père se demandait chez qui tu te rendais.

Jusqu’à ce triste jour, plein de violence,

où il l’a su et ne t’a plus jamais laissé

reparaitre.


C’est alors que le président annonça la fin du confinement.


J’ai songé aux bords de Seine avec toi, à une escapade à la mer,

à quelques déambulations dans l’onirisme urbain de l’hiver..

Tous ces moments magiques que je me languissais de partager

tes parents me les ont volés.

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SI C’EST UN ADIEU (22/12/2020)


Si on ne se revoit pas, mon amour

si c’est un adieu

sois heureuse

ris souvent

et danse

dans la douce brise d’un nouveau Printemps


Je ne t’oublierai pas,

sache-le,

je ne t’oublierai jamais


Tes parfums subtils, ta douceur muette, tes sourires solaires et tes grands yeux fous

me reviendront certains jours d’escapades et mes larmes viendront.

Et puis, des questions: que deviens-tu dans ce monde brutal, es-tu heureuse ?


J’aurais voulu te protéger et te hisser

dans un vaste ciel bleu


Mais j’ai chuté, je crois

et si c’est un adieu


Je garde un talisman de toi.

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TON SILENCE, MON AGONIE (sonnet – 20/12/2020)


Ton tortionnaire de père, t’aura donc mis en laisse

bien que tu sois majeure tu demeures sous son toit

ta mère n’apprécie guère que tu poses topless

elle et ton géniteur refusent que je te vois


Lui qui m’a menacé de me casser les dents

n’a pas vraiment compris que je te protégeais,

que tu te délestais de tes mauvais penchants;

que nous étions ravis d’aussi bien nous aimer


Qu’ont-ils bien pu te dire, qu’ont-ils pu orchestrer;

tu m’as laissé au large dans mon bateau couler

et j’ai agonisé sans nouvelle de toi


«Je ne voudrais te perdre pour rien au monde, je t’aime».

Je parcours tes vocaux, à nouveau je suis blême

une histoire aussi douce peut-elle mourir d’effroi ?

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A NOS CULS (23/12/2020)


Comme toutes les filles

qui m’ont vu tout nu

tu aimais mon cul


tu claquais ta main

comme une ingénue

l’oeil qui pétille


J’ai la peau plus douce

qu’une douce frimousse

comme le sait ta main

derrière mon bassin


Il ne faudrait point

trop s’effaroucher

d’un doigt anodin

m’avais-tu glissé

quand tu papotais

de mon popotin


Et puisque j’y suis

je vais confesser

qu’à te butiner

des heures durant

j’aurais bien léché

l’entrée du volcan


Au sein des rustines

que j’ai vues, Divine

la tienne est sublime

un vrai pousse-au-crime !


«Tu peux me faire

ce que tu veux»

m’avais-tu dit

Sauf que ton père

libidineux

l’a bien senti


Il t’a kidnappée

Il t’a séquestrée

pour nous éloigner

bien nous évider


Une femme majeure

doit choisir l’heure

de se révolter

l’index levé !

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MINOTAURUS INEST (03/10/2020)
-Veneris monumenta-

J’aimerais que tu te postes à nouveau
au sommet de mon lit
le dos apposé contre le mur de mon salon,
quasi-nue.

Un quart de siècle nous sépare en âge,
mais tes yeux francs, intemporels, presque mystiques
m’adressent un familier langage..

Laisse-moi déposer ma joue très doucement
dans le creux de ton cou,
être la plume qui rejoint son nid..

Je suis un enfant, une panthère, une brise d’Eté;
je suis un grand soleil près d’un refuge aux portes de coton..

Ta bouche est une fleur sauvage,
qui parfume mon âme de papillon.
Vois mon aile silencieuse se poser
sur la soie de ton épaule chaude !

Le temps suspendu
infuse mon âme à ta presqu’île;
Mon souffle sur ta peau me grise:
tu es ma vapeur d’absinthe !

Ta chevelure est désormais
un vaste champs moissonné
à mon vexillum externum.

Ton épiderme irradie contre le mien
comme un pain chaud sorti des braises !

Aucun des chats sacrés de l’antique Egypte,
n’a transporté autant de lumière que ta peau :
Hathor, Isis et Rê se sourient et se taisent
lorsque je te caresse.

Tes deux pyramides sont des flacons de rivages.
Fais-moi boire de ton lait; enfante ma déraison !

Mes griffes de faucon ratissent ta nuque;
je porte mes dents à ton cou,
je mordille ta chair tel un vampire avide..

Je suis ton Minotaure, ton Lucifer, ton Dracula !

Mes doigts délicats viennent broder d’audaces
un incertain langage à même tes seins..

Des alcools de prune et de poire coulent à présent de tes tétons;
je t’attrape au cou, tel un canidé, pour te tirer lentement vers moi;
je sens tes fioles d’effluves infiltrer mon cœur;
Ta bouche capture la mienne comme une proie fébrile.
Tes bactéries s’engouffrent dans mon sang, restaurent ma matrice..
Je vois des gouttelettes d’eau fines
bouillir sur ta peau
puis s’évaporer au diapason de tes soupirs..

Tes aréoles crantées pénètrent souplement mon torse.
C’est alors que le grand mât du Drakkar se lève
et tu l’absorbes sans tarder tout entier en toi,
dans ta forêt d’éponges.

Ta rosée coule déjà du septième ciel convoité.
La chambre se tapisse d’un rouge-violacé..

Je sens ton odeur animale qui s’abat comme une tempête:
tu plantes tes yeux intenses
tel des ancres dans l’océan de mon âme.
Je me retourne tout entier sur toi,
ragaillardi par ton puissant courant.

Ta bouche carmin
a faim
de recevoir l’écume de ma lèvre.

Je t’ensevelis d’une vague puissante
et j’engouffre encore davantage
ma corne de Minotaure
dans le tréfond de ton corps.

Voici l’offrande de nacre:
de multiples orages tonnent dans ta chair
Tu tressailles d’accueillir dans ton caveau
ma liqueur de perle.

L’onde de choc de ma queue
se prolonge tel un écho parmi tes dunes.

Tu m’enfonces tes ongles dans le dos si profondément
que je sens distinctement ton nom se graver sur mes os.
Je plante à mon tour mes dents dans ta jugulaire
tandis que tes canines percent mon épaule.

Je m’abreuve, tu me bois,
nous nous embrassons follement
pour partager ce vin de messe.

Je ramasse au sol des caillots de raisin
et je les porte à ta petite gueule affamée.
Tu les dévores en me dévisageant.

Ta bouche coule infiniment
jusque dans ton nombril
et abreuve les petits papillons
qui palpitent dans ton ventre.

Le coutelas divin de ton sourire en coin
me suggère un sacrifice à venir

Tu t’éclipses dans la salle d’eau
et déjà tu m’inspires
de vilaines rêveries..

Relevant une pièce d’étoffe
trop ajustée à tes hanches
tu me laisses entrevoir
l’arrogante colline hirsute.

M’empoignant le vit en me fixant des yeux,
tu veux me voir céder à proférer
mes ordres rabaissants.

Ta bouche lascive de succube
réclame la lie de mon calice !

Ta main est un nid à serpents;
elle me caresse et me compresse
pour que je crache enfin
tous mes mots volcaniques.

Tu m’engloutis de ta gueule de fauve
pour m’assassiner de plaisir.

Des torrents hypnotiques se répandent en moi,
tandis que tu bois toute ma fontaine.

Démon repu, tu m’adresses un sourire.
Je suis une comète
dans la galaxie de tes yeux fauves.

Aucunement je n’ai la beauté d’Artemis,
mais je peux être un grand forgeron de volupté !
Fais de moi le gardien secret de tes moiteurs,
l’arboriste de ton plus secret jardin..

Je l’avoue, je suis parfois jaloux des visiteurs
que tu salues de ton candide balcon.
Tous ces mirages, si laborieux, sont autant de déserts..

Et si chaque homme est fait de sable,
je serai ton désert de Mojave,
ton Dasht-e-lout, ta Kébili.
Je serai le Queensland bouillant
au milieu des montagnes de feu.

Mon orgueil est un empire suintant,
et tu le sais toi qui réapparais
dans une robe andrinople..

De ton dos je m’approche;
tes ourlets, déjà, se pourfendent de flammèches..

Je veux sédimenter encore à ton épaule;
j’entrevois tes doux seins dans l’écorchure de ta robe;
ta bretelle s’affaisse ainsi que ta chute de reins;
soudain, le bas de ta robe s’enflamme

Tes doigts fraîchement vernis
soulèvent avec une insolente lenteur
le tissu embrasé !

Le bas de ton dos est désormais tatoué
d’obscurs hiéroglyphes;
«Sois indécent» chuchotes-tu.

J’ai besoin de lécher ta petite béance,
comme un chien des enfers !

Tes canines d’orque scintillent dans le miroir;
Tu lèves un bras au ciel;
tes doigts gracieux s’éventaillent et s’enroulent
tandis que la chambre prend feu.

Je pointe à mon tour vers le ciel un index
qui se change en verge féconde;
et tandis que les parois de ton éminence charnue
s’abandonnent à mon autorité,
j’enfonce un doigt séminal à ton nombril..

Des Jigokubana naissent soudain dans tes cheveux;
une nuée de papillons pourpres et ocres
comme sortie des enfers,
vient butiner chacune de tes mèches,
éteignant les feux alentours
de battements d’ailes..

Des abeilles rouge-ponceau surgissent à leur tour.
Tu étires ta langue en récupère de tes doigts un étrange miel
que tu portes aussitôt à mes lèvres, à mes seins;
de mon gland jusqu’au galbé séant.

Tu n’aimes rien tant que me sentir palpiter dans ta bouche;
tu me dégustes infiniment, tandis que des plumes d’ange
tombent très lentement sur nous comme une fine pluie;
tandis que des sirènes au lointain
nous chantent leurs plus doux sortilèges..

Sois mon alcool, mon brasier, ma folie,
sois ma déesse et ma putain,
Sois le petit matin des longues nuits.

Le soleil s’attarde sur mon torse
lorsque tu le caresses.
Je veux te voir tournoyer en riant
dans des champs de coquelicots mutants.

Sidère-moi;
écorche-moi de souvenirs violents !

Fais de moi le buvard de ta cyprine et de ta lave,
de ton urine et de ta bave.
Baise-moi comme si j’allais crever demain.
Je veux mourir et ressusciter dans tes bras..

Je veux tes hanches et tes pieds dans ma bouche,
ton cul sur ma gueule et ma queue dans ta main.
L’un dans l’autre, je veux nous mélanger
encore et toujours !

Je veux tes mamelons sauvages, ta peau soyeuse,
tes épaules et ton cou..
Je veux surtout tes yeux cosmiques au fond des miens
tes cuisses et ton pubis amarrés à ma taille,
quand je viendrai cent fois sur toi pour te donner mon âme !

Je rêvasse, je me languis, je me dilue..
Entends-moi s’il te plait, rejoins-moi !
Viens contre mon épaule et contemplons
les derniers instants de ce monde-ci !

Je veux me noyer sans fin dans des étreintes folles;
je veux brûler d’ivresses, célébrer le feu qui me porte
et qui m’emportera jusqu’à l’ultime crémation !

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TU M’OUBLIES DEJA


Ton silence m’envahit

Hier ta lumière m’habitait 
Ce soir il fait nuit dans mon âme

Tu me manques 

D’avantage que le ciel bleu du Printemps
D’avantage que le sourire qui habille la bonté

Tu me manques

Comme chaque bord de mer 
Que je contemplerai 
sans ta main dans la mienne

Et je pleure ta voix en allée
Et je pleure tandis que tu m’oublies déjà..

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COMME UN CHIEN ABANDONNE


Toi qui caressait le souhait
de devenir vétérinaire 
tu m’as pourtant abandonné 
comme un chien au bord d’une route 
battue par la tempête

Un chien qui te faisait la fête
dès que tu surgissais, 
qui se vouait à toi
de cet amour inconditionnel
dont seuls les chiens sont capables

Un soir tu m’as lancé le bâton 
pour mieux me laisser planté là, 
assommé sous les jets de pierres 
de tes crétins de géniteurs 

Ton chien s’est cru dans un get-apens
pourtant il reste là, vaillamment 
les yeux scrutant le brouillard
espérant encore
au milieu du néant
que tu lui tendes la main

Ce chien, qui avait toujours été là 
pour veiller sur toi.
Tu le laissais à présent à terre, 
blessé, enseveli de silence
à asphyxier dans ce souvenir
de tes bras grands ouverts
dans lesquels il se jetait hier
avec tout son coeur

Le soleil chatoyant et doux de l’automne
a laissé place à l’hiver blafard..
Tout boiteux, 
je suis allé dénicher ta meilleure amie
qui ne pipait pas mot
tandis que je pleurais ton nom,
que j’implorais ton nom..
Je te sentais déjà en d’autres lieux
à nouveau éparpillée, accaparée
par d’autres chiens moins scrupuleux
et tandis qu’ils te plantent leurs crocs
dans ta chair si tendre
je reste là, seul, 
à ronger l’os de notre amour déchu

“Dans tes bras, je me sens en sécurité
chez toi, je me sens à l’abri”.
Souviens-toi de tes mots
lorsque tu étais le tout petit chiot
que j’avais recueilli

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J’AURAIS AIME


J’aurais aimé

courir avec toi sur la plage

dans un soleil de fin d’après-midi

encore éclatant..

J’aurais aimé que tu me tiennes par la main

emporté par un élan

dans la griserie de la brise

dans les parfums de l’Eté rutilant..

J’aurais aimé

regagner

les herbes folles avec toi

gagner la colline

nous déshabiller

et faire l’amour

caressés par les rayons du soleil..

ta bouche intense

m’aurait absorbé

j’aurais adoré

sentir tes bras

m’étreindre contre toi

Ô oui j’aurais aimé si tu savais

j’aurais aimé entrer en toi

et sentir ta voix s’en aller

avec les oiseaux alentours

monter très haut..

j’aurais aimer Melia te faire l’amour

et te donner tout mon amour..

J’aurais aimé repartir avec toi

quelque part, marcher au hasard

dans la nature sublime

dans l’Eté

dans un instant suspendu

dans le bonheur de l’Amour conjugué..

J’aurais aimé Mélia j’aurai aimé si tu savais

si tu savais..

J’aurais aimé Mélia, j’aurais aimé..

Je n’aimais que toi, si tu savais

je n’ai aimé que toi..

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CHEVRE-MIEL




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¤
¤

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CHEVRE-MIEL



Un petit salon avec une petite table,

une guirlande, de petites boules multicolores

Un rideau rouge

tous deux assis autour d’un pizza chèvre-miel

je passe la main sur ta joue,

je passe ta main dans tes cheveux

je suis heureux tu es heureuse

la vie parfois se résume à cela

le bonheur est si simple

lorsqu’on rencontre son âme sœur

mais tu n’es plus ici

et je ne comprends pas

tout mon salon est mort

et je ne mange plus

la guirlande est bien là suspendue

mais la magie n’est plus

tout me semble si mort

tout me semble si vide

quand tu n’es pas là

et tu n’y seras plus

tu es déjà ailleurs

à quinze mille lieux de moi

tu ne penses plus à moi

et je meurs

.

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PETITE RITOURNELLE



J’aimerais te rejoindre sur la plage

comme si de rien n’était

faire silence et marcher avec toi

sourire timidement

te chercher du regard

stopper mes pas, enfin

t’embrasser à nouveau


Mais je sais bien qu’au moment même

où je me l’imagine

un autre hommes a posé

une fleur d’éternité

sur tes lèvres apaisées


Alors, je sors de chez moi,

pour marcher au hasard,

je longe la forêt

qui frissonne avec moi

je cherche mon chemin

je ne le trouve pas


Tu n’es venue danser

qu’une saison dans ma vie

avant que tes parents

t’éloignent soudain de moi


Et depuis, je ne sais

plus vraiment marcher droit


Pour moi marcher c’était

en te tenant la main

C’était déambuler

d’un sourire mutin


J’aimais tant tes parfums

et tes sourires enjoués

Ils ont évaporé

de ma chambre fanée


Je porte à mon visage

ce pull que tu mettais

tel un enfant sauvage

avec un coquillage

contre l’oreille, bercée

par un lointain rivage..


Rien n’était plus radieux,

intense et merveilleux

que te voir occuper

ma vie; c’était comme si

je t’attendais depuis toujours

que je t’avais toujours connue

et que ta place était ici.

Mais puisque tu es repartie

il me reste les longues nuits

je te retrouve dans mes rêves

où nous irons flâner de nuit

dans des boutiques japonaises

dans des cinémas de quartier

nous danserons dans des marchés

pour amuser la galerie

et puis


je te rejoindrai sur la plage

comme si de rien n’était

Faire silence et marcher avec toi

sourire joyeusement

te chercher du regard

ainsi que nos enfants

ton fils tenant ta main

ma fille tenant la mienne

et chanter à tue-tête

une folle ritournelle.



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ATOMIQUE AMOUR



Lorsque tu m’as braqué avec tes beaux seins,

je n’aurais peut-être pas dû me planquer derrière mon boitier photo,

mais dévaliser d’emblée tout ton p’tit casino..

Cela t’aurait évité quelques jours plus tard,

le trauma -le fracas- de ce violent lascar dans une chambre d’Hôtel.

Cela m’aurait évité d’être shooté à bout portant

par tes parents

bien plus clichés que mes clichés de toi..


Et surtout, j’aurais eu un mois de plus pour gravir le septième ciel.


Ils m’ont shooté bébé

Ils nous ont décimés !


Je nous croyais trop amoureux et solidaires,

trop heureux et trop solaires

pour que la nuit s’abatte sur ton cœur

et que tu renonces à l’immense

l’irrésistible horizon

qui s’impatientait de nous..


Je n’ai jamais cramé corps et âme pour un être

comme je crame pour toi.

Ta disparition si soudaine et brutale

a propagé en moi une cission atomique;

bien au delà de la fleur bleue des rêveries,

je m’anéantis d’une folle ferveur

inassouvie..


Mon grand fantasme transcendant demeure inachevé

et je suis traversé de cette vibration

matin, midi et soir.

J’ai des visions troublantes qui me rendent fébriles.


Moi qui voulait fusionner en troublantes ardeurs

dans l’âme de ta chair et la chair de ton âme,

je serais finalement resté courtois avec mes pincettes

pour finir dans une brouette

déversée à l’égout..


Non celui de nymphette

aux faquins de la fête..


.

.


.



CAPITULATION (I & II)



Aussi contrastés que nous puissions l’être

nous avions immensément besoin l’un de l’autre.

Moi qui n’ai jamais trompé, abandonné un être,

je n’ai même pas songé que tu puisses capituler..


Un mois à peine après m’avoir dit

que tu tenais à ma personne de tout ton cœur,

tu me faisais savoir par le biais de ta meilleure amie,

que tu ne souhaitais pas que je cherche à te revoir.


Tu n’as donné aucune explication

bien qu’elle l’ait réclamée en vain.

moi j’étais sidéré et déjà mort..


Tu m’avais parfois dit que tu n’te sentais pas légitime dans ma vie ;

as-tu voulu en sortir comme tu y étais entrée, fortuitement,

pour m’éviter d’être pris plus longtemps dans des tirs croisés ?

ou as-tu simplement perdu foi, l’aile dans le goudron ?


Nous nous étions quittés comme toujours par d’interminables baisers

et tes derniers mots étaient des mots d’amour..

Tu m’avais déclaré que tu allais être ferme face à ton père,

pour défendre notre relation..


Mais tu t’es couchée sans livrer bataille.


Certes, on m’a reproché les photos que j’avais archivées de toi,

mais j’ai toujours fait suivant le même protocole !

Quand bien même ! ces clichés précédaient notre relation,

notre amour et notre amitié.

Ces photos étaient assez belles mais montraient une vérité

peut-être brutale pour tes géniteurs.

Celle d’une fille de ta génération qui pense encore que son corps

est la seule porte d’entrée vers un homme.


Et j’ai craint qu’en tant qu’ homme du web, ton père traficote quelque peu

mon petit univers ; qu’il cherche à t’effrayer, me rendant sa monnaie.

Peut-être l’a-t-il fait, je n’le saurai jamais..


Quand tu m’avais dégainé tes seins j’aurais peut-être mieux fait de te croquer

car ces clichés n’auraient dès lors pas existé ; mais aurait-on vécu notre belle amitié ?

J’avais été intimidé par toi;

le plus vulnérable des deux, n’en déplaise à ta mère, c’est moi..


Ton père t’a séquestré et sans aucun doute, proféré quelques menaces carabinées

comme à son habitude ; quelque chantage à mon encontre..

Je me suis dit qu’il devait avoir sous le coude quelques dossiers un peu lourds

contre toi qui ont pesé dans la balance..


En trois semaines seulement, je t’avais vu faire tellement de conneries

à en être écoeuré ; je te l’avais gentiment signifié mais tu m’avais cueilli avec tes jolis mots :

tu voulais me garder dans ta vie, je te faisais du bien.


J’étais ton refuge, tu te sentais en sécurité chez moi et à l’abri dans mes bras.


Et pourtant, tu as donné mon adresse à ton père ce fameux week-end

où il a voulu te déposer depuis Paris devant chez moi..


Moi qui avait goupillé tout un scénario pour nous protéger

de son tempétueux caractère,

soudain, je n’avais plus d’armure..


J’avoue avoir été dérouté là encore par ton attitude..

Je me souviens de ce pervers de Sugar daddy qui t’avait forcé la main,

tu t’en étais confiée à la meilleure amie de ton père..

C’est comme si tu cherchais à chaque fois une opportunité

de le provoquer..

Est-ce inconsciemment pour lui faire payer,

d’avoir délaissé et broyé ta mère ?


Tel père, telle fille : tu m’as planté froidement sans te retourner

sur mon agonie.

Moi qui t’avait toujours tendu la main tu m’as coupé les bras,

et les jambes.


Ton père, lui, t’a coupé ta ligne de smartphone,

Il a dû y trouver de quoi casser des murs avec sa tête :

tous ces messages de casos qui s’entêtent

à vouloir te casser le cul..


Ta mère a évoqué, m’a invoqué dans un texto lapidaire

une protection psychiatro-juridique pour m’inviter à ne plus te parler.

Elle savait pourtant que sa fille était heureuse avec moi,

suffisamment pour m’avoir fait parvenir un calendrier de l’avent,

avant de découvrir mon âge et les seins de sa fille

en photographie..


Quelle ironie là encore, que ce calendrier

qui débutait le premier jour de ton silence..


Ton père avait capté dans ce dernier texto que je t’avais dicté,

que ce n’était tes mots sinon les miens,

tu étais sous ma coupe, à ses yeux dangereux,

il a alors fouiné, m’a enfin trouvé sur le net.


Il s’est trop vite imaginé que j’exploitais ta petite âme fragile,

alors que tu t’étais placée par toi-même dans mon orbite.

J’avais au contraire aspiré à te protéger.

Tu m’avais vaguement évoqué

une période de ta vie compliquée :

anorexie, boulimie, potomanie..

Je songe notamment à tes addictions à la Weed,

et aussi à la stimulation clitoridienne

qui t’ont fait trop souvent atterrir

chez des loups faquins..

C’est tantôt effrayant, tantôt très excitant

de me l’imaginer..

Etais-je devenu ta nouvelle addiction ?

Et t’a-t-on invité à te sevrer de moi ?


Ton soleil est en Verseau et ta Lune en Gémeaux.

Mars est en Bélier.

Versatilité et coup de tête ; papillonnage et liberté.

Tu sors de la cabine lorsqu’elle vient à pressuriser..


Notre amour était si doux et si léger,

je croyais tant que nous étions un couple,

un vrai..

Et désormais tu es l’absence même

toi qui avait su pourtant si bien chasser

la solitude de ma vie..


Elle est revenue avec des chaînes lourdes

avec ton nom en Majuscules d’Or..


me traversent.

.

.


.


JE SUIS TIEN



As-tu considéré

que la situation

était trop empesée

que tu n’étais pas majoritaire face à tes parents

malgré ta majorité ?


J’ai assez peu apprécié d’être diabolisé

moi qui m’était donné à fond


pour ton bonheur

pour notre histoire


malheur et désespoir..


Tu te disais rebelle, mais en vertu de quoi ?

J’ai affronté la meute et le silence sans une alliée de poids..


Fallait-il renoncer à notre amour pour satisfaire tes vieux

qui n’me connaissent pas ?


Tu racontais à ta mère ainsi qu’à tes psys

que je te faisais un bien fou, que je te donnais envie

d’aller de l’avant..


Qu’ ont-ils pu goupiller pour t’effrayer de nous ?

Epanouie sous mon toit et malade sous le leur :

cherchez l’erreur..


J’étais resté courtois avec ta mère jusqu’à ce qu’elle me parle comme à un chose inerte.

Alors je lui ai balancé à la gueule tous les dossiers qui assurément font d’elle

une pauvre cruche, un mère indigne.

On me voulait du mal, je suis devenu le mal..


As-tu préféré le silence plutôt que m’avouer de vive voix

que tu déposais les armes à leurs pieds;

qu’on en resterait là ?


Tu ne te voyais pas faire une révolution

soudainement dans ton existence

pour un homme que tu ne pensais pas pouvoir combler.

Je n’étais donc qu’une petite parenthèse enchantée.


«Bloque-le» ordonnas-tu à ta meilleure amie,

à qui je me confiais,

qui n’a pas obéi.

Elle-même t’a trouvé pour le moins inhumaine,

ne te comprenait pas.


Soudain je n’avais plus le droit de t’approcher,

j’étais ghosté

que c’est laid..


Voulais-tu t’éloigner émotionnellement

le temps d’être rapatriée à Cannes,

chez ta maman

et puis couper les ponts,

trop empesée pour m’adresser cette douceur,

cette chaleur qui nous tissait

ensemble

Ton père qui a presque mon âge,

-tu me l’avais vieilli-

n’en pouvait plus de tes outrages..

Je me suis parfois demandé,

si tu te vengeais de lui inconsciemment

pour tout le mal qu’il avait fait

à ta petite famille,

à ton anorexie passée..


Lui qui t’avait menacé de te dénoncer aux flics

pour tes trafics de weed et de Sugardaddy

je l’imagine très bien fouiner dans ton smartphone

et dénicher des choses  

que tu aurais omis de m’évoquer,

et qu’il t’aurait promis de révéler

si tu me revenais.


Mais quand bien même..

aimer c’est s’efforcer, perséverer.

Peut-être que

pour un Verseau versatile

qui se voue au moment présent

un cailloux dans la shoes et c’est affaire classée..


Moi qui pensait que notre force

c’était de dialoguer dans le respect..


As-tu soudain déprécié

la chance inouïe que nous avions

de nous être trouvés ?

Tout ce bonheur que nous trouvions ensemble

dans chaque petite chose..

nous en avions de belles à vivre:

c’était dans nos mains comme une providence.


M’as-tu assimilé au bout du compte,

à une expérience d’avantage qu’à une relation ?

Il est grisant lorsqu’on est jeune de fréquenter un homme mûr

aux petits soins et affectueux, toi qui, comme Melody Nelson

n’avait jamais connu une étreinte tendre..

Toi qui surtout, n’avait jamais connu un homme

qui se consacre d’avantage

à ton plaisir qu’au sien..


..et Dieu sait à quel point

je reste sur ma faim !


Un faquin vient piller, salir, écarteler

là où j’aurais sculpté pour l’âme de ta chair

des totems sacrés.

J’en demeure fébrile, infiniment frustré ;

je voulais évoluer dans un doux crescendo

Chaud, de plus en plus chaud..

Mon volcan qui grondait de désirs secrets

a perdu le rivage, qu’il voulait abreuver.


Tu hantes mes pensées

et souvent mon bassin,

j’ai du mal à lâcher ta main ;

mon cœur a toujours foi,

mon corps ne veut que toi

C’est vraiment compliqué pour moi..


Tu me disais que j’étais bien plus qu’un simple compagnon,

que j’étais ton meilleur ami,

que j’avais un rôle protecteur vis à vis de toi..

A aucun moment pourtant, tu n’as songé que tu devais me protéger à ton tour..

Tu m’as laissé glisser sans fin vers le néant

et j’ai chuté brutalement d’un infini bonheur

au pire enfer qui soit.


M’as-tu déjà tout évidé de tes pensées ?

Suis-je un bibelot sur l’étagère des souvenirs à esquiver ?

As-tu déjà un nouveau Prince pour couronner ton quotidien ?


Moi je te pleure chaque jour, chaque jour je te désire plus que jamais.

Toi qui ne comprenait pas ce que je te trouvais,

sache que l’amour que tu me vouais était plus précieux qu’aucun autre,

que notre relation était plus belle et plus précieuse qu’aucune autre à mes yeux..

Je vais traîner cette vérité là dans ma chair et dans mon âme

jusqu’au jour de me mort.


Tu resteras toujours quelque part, à vibrer au plus profond de moi.

Je me dirai que tu marches avec un autre en souriant sur une plage,

et que j’aurais pu être là pour partager un Printemps,

un Eté avec toi.


Je voulais l’ivresse du bonheur dans nos sourires et dans nos pas..

Je voulais danser, baiser, festoyer, m’esclaffer..

Je voulais t’enlacer, voyager, partager

des films et des concerts ; des rues, des paysages,

des contemplations sages, des vertiges d’ivresse..


Je t’ai dans la peau, dans le cœur et la tête,

Tu m’obsèdes si tu savais à quel point

je suis tien 


me traversent.

.

.


.


VIVRE TON DESTIN



J’imagine d’autres hommes

qui te font l’amour mieux que moi

qui te révèlent tout à fait à ton plaisir..

qui déverrouillent en toi les portes

que je n’ai pas eues le temps d’ouvrir..

Je suis chacun de ces hommes

que tu rencontreras,

je suis un peu de chacun..

J’aimerais être là chaque instant

pour vivre ton bonheur,

pour vivre ton destin..

J’aurais aimé que notre histoire

ne soit pas entravée

et qu’elle s’étire

comme mon sexe, comme ton sexe..

comme ta main qui cherchait ma main..


me traversent.

.

.


.


LA ROUILLE



Un beau jour je vais mourir

et tu seras ailleurs

tu m’auras oublié

tu seras même peut-être en train de rire aux éclats

de faire l’amour à ton homme


Un beau jour je vais mourir

avec l’immensité d’un amour

qui vibrait si fort..

Tout cet amour que j’étais voué à te donner

et qui est resté là

comme un avion superbe et rutilant

qui se rouille dans son hangar.


me traversent.

.

.


.


JE SERAI LA



Quand bien même tu n’es plus là

j’ai trop besoin de toi

je vais m’imaginer que tu es à mes côtés

quand je déambulerai sur les quais de Paris

Je vais m’imaginer que tu es là

que tu es bien, que tu me souris

mes larmes couleront sans fin

surtout si je te croise fortuitement

que tu es toujours dans Paris et non à Cannes

comme me l’a dit ton amie

et si je te croise

si je revois tes yeux

le vent emportera mon corps

emportera mon âme dans l’instant même

je me disperserai en mille embruns

dans la brise du printemps..

une fine bruine se déposera sur toi avec le soir


Je veillerai sur toi pour toujours mon amour

je serai là

pour te laver de la brutalité du monde.


Mon amour je serai là

je t’accompagnerai

ne t’inquiète pas

tu ne seras jamais seule

Quelque part ailleurs

j’aurai ma main sur ton épaule

je mettrai une accolade chaleureuse

pour accompagner chacun de tes pas

dans le monde


Ne pleure pas

ne pleure pas

ne m’entends tu pas ici et là partout

partout où tu te sens abandonnée je suis là..


Je t’aime

si tu savais à quel point je t’ai aimée

si tu savais à quel point

je suis pétri d’éternité pour toi..


Regarde dans le vaste horizon

que déploie l’océan

regarde bien

regarde bien tout au bout

regarde cette blancheur

cette vapeur

ces volutes, ce sont moi

ils sont loin mais ils sont là

ils veulent t’habiller de réconfort

ils veulent se draper tout autour de moi

pour te protéger de ces mains malhabiles

qui vont plus d’une fois

vouloir te saisir

te prendre,

te pétrir

je suis là, je suis là

sache là

je te chuchote à l’oreille que je t’aime pour l’éternité

crois-tu que je puisse t’oublier ?

Non je ne peux pas non, non

Je t’aime infiniment

bien au delà de ce que tu as pu imaginer..


me traversent.

.

.


.



JAMAIS PLUS; JAMAIS



Jamais plus je n’aurai une âme sœur comme toi.


Jamais tu ne sauras à quel point tu me rendais heureux de ta seule présence.


Jamais plus je n’éprouverai un sentiment d’évidence

en te voyant entrer dans ma voiture,

car tu n’y entreras plus jamais.


Jamais notre merveilleuse relation n’aura eu le champs libre de se déployer.


Jamais plus je n’aurai de nouvelle de toi

ou alors peut-être, mais je me briserai de mille émotions comme un vase, au sol.


Jamais je n’aurai le plaisir de recevoir une petite carte mignonne de ta part

ou une lettre.


Jamais plus je ne serai honoré de te savoir impatiente de me retrouver.


Jamais plus je n’aurai l’occasion de m’émerveiller du raffinement de ton acoutrement..


Jamais plus je ne recevrai tes messages vocaux, si frais, si enjoués, si espiègles..


Jamais nous ne mattrons un bon film ensemble.


Jamais plus je ne m’enivrerai des parfums raffinés, délicieux de ta peau.


Jamais plus je ne resterai scotché dans tes yeux.


Jamais je ne comprendrai comment tu as pu concevoir que tes parents nous séparent pour de bon.


Jamais plus je ne t’aiderai à aller de l’avant et à affronter l’hostilité du monde.


Jamais nous ne flânerons dans Paris avec bonheur, sur les quais puis dans de vieilles libraires, à rêvasser près des lampions des restaurants.


Jamais nous ne verrons un concert ensemble.


Jamais nous ne partirons en voyage tous les deux.


Jamais plus les heures ne défileront merveilleusement vite.


Jamais je ne saisirai comment deux amoureux qui se font un bien fou peuvent être séparés

et tenus de laisser mourir leur amour.


Jamais je ne saurai ce qu’on t’a dit pour te persuader de renoncer à moi.


Jamais je ne saurai ce que tu t’es dit pour en arriver à me tourner le dos.


Jamais je ne saurai si je t’ai blessé, si tu m’en as voulu pour ces photos archivées.


Jamais tes parents ne sauront la douleur qu’ils ont causé

en lacérant violemment notre précieux cocon.


Jamais je ne saurai si tu m’as menti parfois.


Jamais tu ne sauras à quel point tu me manques.


Jamais nous ne nous assirons tous les deux près d’une dune sauvage, face à la mer, tranquilles.


Jamais plus ton corps si familier ne sera mien sinon celui de tant d’autres,

moins lents à assouvir les transcendantes luxures que tu sais inspirer.


Jamais plus je ne tiendrai ta main en déambulant.


Jamais tu ne sauras à quel point je t’ai pleurée et je te pleure encore.


Jamais plus je n’entendrai ta voix.


Jamais plus je ne te réchaufferai de mon timbre et de mes bras.


Jamais plus je n’embrasserai ta bouche indéfiniment, l’âme grisée.


Jamais plus je ne serai saisi de te voir surgir dans ma voiture,

plus vivante et belle que dans un souvenir de quelques jours à peine.


Jamais nous ne partagerons un Printemps fleuri.


Jamais plus je ne serai empli d’une telle quiétude bienheureuse que celle qui fut la notre.


Jamais plus tu ne seras mon amie.


Jamais plus tu ne chercheras ma main pendant que je te fais l’amour.


Jamais tu ne sauras à quel point ton amour était le le soleil de ma vie.


Jamais je n’ai éprouvé une si vive tristesse.


Jamais plus je n’éprouverai un tel bonheur dans les plus petites choses du quotidien.


Jamais plus je ne reverrai ton visage.


Jamais tu n’aurais dû couper le dialogue.


Jamais tu ne sauras le vide que tu laisses.


Jamais je ne m’amuserai à jouer le prince de ton cœur en tenant tes deux mains pour te faire chaque jour une demande en mariage.


Jamais plus il ne m’arrivera de rêver en secret d’un foyer plein de charme, d’amour et de fantaisie.


Jamais tu ne sauras à quel point j’avais besoin de toi.


Jamais plus tu ne penseras: cet homme est fait pour moi.


Jamais plus tu ne reviendras chez moi.


Jamais on ne devrait séparer deux êtres qui n’ont pas achevé de vivre

ce qu’ils avaient à vivre ensemble..


Jamais je ne saurais te croiser à nouveau au bras d’un autre

sans mourir sur le champs d’une infinie blessure.


Jamais je parviendrai à me dire que je dois faire de toi un souvenir délavé, un écho lointain,

oh mon amour, quel horreur que cette idée là..


Jamais tu ne sauras que tu étais la femme de ma vie.


Jamais plus tu ne me diras je t’aime, je pense fort à toi, tu me manques.


Jamais plus tu ne m’aimeras et j’en crève.


Jamais je n’aimerais te revoir à titre de simple pote, alors que nous avions mille choses à vivre

dans les plein feu d’un amour intense.


Jamais plus nous ne nous reverrons.


Jamais le destin n’avait eu autant raison de réunir deux êtres et aussi tord de les séparer.


Jamais plus l’horizon ne me semblera aussi immense qu’il l’était avec toi.


Jamais je ne partagerai avec toi un soleil d’Eté se couchant sur la ligne d’horizon.


Jamais plus je ne saurais souffrir à ce point.


Jamais je ne saurai tourner la page, car mon livre c’était toi.



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